La Charte de Munich

29/02/2024

La Charte de Munich datée du 24 novembre 1971 est le premier texte sur la déclaration des devoirs et des droits des journalistes.

C’est une convention collective signée par l’ensemble des syndicats professionnels des journalistes européens. Elle est approuvée par la Fédération internationale des journalistes, par l’organisation internationale des journalistes, et par la Fédération européenne des journalistes à qui elle doit son origine.

La Charte de déontologie de Munich ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes, a pour objectif de garantir, dix devoirs et cinq droits pour les journalistes.

Récapitulatif des dix devoirs

1. Respecter la véracité des faits.

2. Défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique. 

3. Publier uniquement des informations dont l’origine est connue.

*Interdiction de supprimer les informations essentielles et d’altérer, les textes et les documents.

4. Ne pas avoir recours à des méthodes déloyales pour obtenir des informations. 

5. Respecter la vie privée des personnes.

6. Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte. 

7. Garder le secret professionnel et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement. 

8. Interdiction du plagiat, de la calomnie, de la diffamation, des accusations sans fondement.

Interdiction de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information. 

9. Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste. 

Refuser par conséquent toute consigne directe ou indirecte des annonceurs.

10. Refuser toute pression et se soumettre uniquement aux directives rédactionnelles des responsables de la rédaction.

Récapitulatif des 5 droits

  1. Droit de revendiquer le libre accès à toutes les sources d’information et d’enquêter librement sur tous les faits qui conditionnent la vie publique.
  2. Droit de refuser toute subordination qui serait contraire à la ligne générale de son entreprise, déterminée par écrit dans son contrat d’engagement.
  3. Droit de pas être contraint à accomplir un acte professionnel ou à exprimer une opinion, contraire à sa conviction ou sa conscience.
  4. Le journaliste a le droit d’être tenu informé, en tant que membre de l’équipe rédactionnelle, de toute décision importante de nature à affecter la vie de l’entreprise. « L’équipe rédactionnelle doit être au moins consultée, avant décision définitive, sur toute mesure intéressant la composition de la rédaction : embauche, licenciement, mutation et promotion de journaliste. »
  5. Le journaliste a le droit de bénéficier des conventions collectives et d’un contrat personnel qui lui assure une sécurité matérielle et morale. Sa rémunération, à la hauteur de son statut social, doit être suffisante pour la garantie de son indépendance économique.
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